Le déploiement de 15 chasseurs alpins français au Groenland « c’est une mission de reconnaissance qui est plutôt un acte politique qu’un acte militaire stricto sensu », a estimé, auprès de Sputnik Afrique, le colonel français à la retraite Jacques Hogard.
C’est avant tout « une affaire de communication », selon lui, un « combat de coqs », « une scène de théâtre » entre Donald Trump et Emmanuel Macron , avec « une certaine arrogance » possible des deux côtés.
L’Arctique est bien stratégique, « un concentré de richesses » dont des terres rares, et des raccourcis maritimes Chine-Europe, concède M. Hogard. Mais il voit surtout dans cette opération « une volonté de détourner l’attention de l’opinion française et ouest-européenne de l’Ukraine ».
« Le Groenland tombe à pic, en quelque sorte, amené par Trump sur un plateau d’argent pour permettre aux dirigeants européens de parler d’autre chose que de l’Ukraine. »
En attendant, Macron cherche à relancer une UE « bien malade » et à « apparaître comme le leader européen ».
« Il rêve d’être le futur président de la Commission européenne et il rêve évidemment de transformer cette Commission européenne en gouvernement européen. »
Cependant, « les Européens de l’Ouest en général sont désunis et n’ont pas les moyens de mener une politique autonome et différente ».
Selon l’expert, « ils s’aligneront à un moment donné derrière les Américains, comme toujours. »
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