Conakry – Face aux tensions enregistrées ces derniers jours le long de certaines frontières de la Guinée avec des pays voisins, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a convoqué un sommet des chefs d’État de l’Union du fleuve Mano à Conakry.
Cette rencontre diplomatique, annoncée par les autorités guinéennes, vise à examiner les différends frontaliers et à privilégier la voie du dialogue afin de préserver la stabilité dans la sous-région. Les chefs d’État des pays membres de l’organisation, notamment la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire, sont attendus dans la capitale guinéenne pour des discussions autour de la question.
Selon les autorités, plusieurs incidents ont récemment été signalés dans des zones frontalières, suscitant des préoccupations sécuritaires et diplomatiques. Dans ce contexte, le gouvernement guinéen affirme sa volonté de défendre l’intégrité territoriale du pays tout en privilégiant les mécanismes de concertation régionale.
Le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a indiqué que l’initiative du chef de l’État s’inscrit dans une démarche de dialogue entre pays frères, afin d’éviter toute escalade et de rechercher des solutions durables aux différends frontaliers.
Créée en 1973, l’Union du fleuve Mano constitue un cadre de coopération entre les États d’Afrique de l’Ouest partageant le bassin du fleuve Mano. L’organisation œuvre notamment pour la paix, la sécurité et l’intégration économique dans la région.
Ce sommet attendu à Conakry devrait ainsi permettre aux dirigeants de la sous-région de renforcer la concertation et de consolider les relations de bon voisinage entre les États membres.
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