Lors d’une conférence de presse tenue en présence de l’ambassadrice de l’Allemagne> en République de Guinée>, le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a évoqué la situation des ressortissants guinéens vivant sur le territoire allemand.
Selon les chiffres communiqués, environ 6 000 Guinéens seraient en situation administrative irrégulière, tandis que 120 000 rapatriements auraient été enregistrés sur une période donnée.
1. Fondements juridiques du contrôle migratoire
En droit international, la gestion des flux migratoires relève d’abord de la souveraineté des États. Conformément aux principes consacrés par la Organisation des Nations unies, chaque État dispose du droit de déterminer les conditions d’entrée, de séjour et d’éloignement des étrangers sur son territoire.
L’Allemagne>, comme tout État souverain, applique donc sa législation nationale et le cadre juridique européen en matière d’asile et d’immigration.
2. Protection consulaire et obligations de l’État d’origine
Du côté de l’État guinéen, le droit international reconnaît le principe de protection diplomatique et consulaire, encadré notamment par la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963.
À ce titre, la République de Guinée a l’obligation de :
Assister ses ressortissants à l’étranger ;
Vérifier l’identité et la nationalité dans les procédures de retour ;
Faciliter la délivrance de documents de voyage en cas de rapatriement.
Sous la direction du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, les autorités affirment avoir renforcé la coopération bilatérale en matière migratoire, notamment à travers le dialogue diplomatique et la structuration des services consulaires. Cette orientation vise à concilier respect des engagements internationaux, protection des citoyens et préservation de la souveraineté nationale.
3. Le principe de non-refoulement et les droits fondamentaux
Tout processus de rapatriement doit respecter les normes internationales relatives aux droits humains, notamment le principe de non-refoulement, consacré par la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
Ce principe interdit le renvoi d’une personne vers un pays où sa vie ou sa liberté serait menacée. Les procédures doivent donc être individualisées, équitables et conformes aux standards internationaux.
4. Responsabilité partagée et gouvernance migratoire
La gouvernance migratoire contemporaine repose sur le principe de responsabilité partagée entre pays d’origine, de transit et d’accueil. Les déclarations officielles doivent être analysées à la lumière de cette complexité juridique et politique.
Dans cette optique, le débat public sur les chiffres avancés et les responsabilités institutionnelles devrait s’inscrire dans une approche rigoureuse, fondée sur la transparence des données et le respect des cadres normatifs internationaux.
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