Ces démarches judiciaires continueront malgré le décès du comte belge Étienne Davignon, soupçonné d’implication dans l’assassinat du premier Premier ministre de la République démocratique du Congo en 1961, ont annoncé les proches de celui-ci.
Plus de 60 ans d’impunité ne prendront pas fin avec la mort de Davignon, ont-ils déclaré dans un communiqué diffusé par leurs avocats. La famille compte déposer de nouveaux recours, notamment contre l’État belge, afin d’établir sa responsabilité dans les crimes du colonialisme.
Davignon, dernier survivant des dix personnes visées par la plainte déposée en 2011, est décédé le 18 mai à 93 ans sans avoir été jugé.
Un procès pénal avait été ouvert à son encontre en mars 2026. Il était accusé d’avoir participé, alors qu’il était jeune diplomate stagiaire, à l’arrestation illégale de Lumumba 🔗, à son transfert et aux mauvais traitements qui lui ont été infligés, ainsi qu’à l’assassinat de deux de ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito.
La Belgique avait reconnu en 2001 sa « responsabilité morale » dans l’assassinat du héros de l’indépendance congolaise et présenté des excuses.
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