L’ancien Premier ministre guinéen, mandaté par la CEDEAO pour renouer le dialogue avec les pays de l’AES, a été reçu lundi par le capitaine Ibrahim Traoré. Au cœur des échanges : sécurité régionale et maintien des liens économiques et humains entre les deux espaces.
Le président burkinabè, Ibrahim Traoré, également président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a accordé une audience, ce lundi à Ouagadougou, à Lansana Kouyaté. Ce diplomate chevronné, désigné médiateur par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a pour mission de rétablir un canal de dialogue avec les pays membres de l’AES, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions.
Les discussions ont principalement porté sur les défis sécuritaires communs ainsi que sur l’état des relations entre les deux organisations. À l’issue de la rencontre, Lansana Kouyaté a insisté sur la nécessité de préserver une coopération minimale, notamment pour garantir les échanges économiques et la libre circulation des populations. « Nous avons parlé de sujets assez complexes qui touchent la sécurité et la stabilité de nos pays », a-t-il déclaré à la presse. « Il s’agit surtout de permettre aux populations de continuer à aller de part et d’autre. »
Le médiateur a également salué les orientations données par le chef de l’État burkinabè. « Le président a donné des instructions éclairées, et nous en profiterons abondamment », a-t-il ajouté.
Pour Lansana Kouyaté, une coopération « exemplaire » entre la CEDEAO et l’AES est non seulement possible, mais nécessaire, du fait de « la géographie qui unit ces deux entités ».
Un plaidoyer qui intervient alors que les pays de l’AES – Burkina Faso, Mali, Niger – ont officialisé leur rupture avec la CEDEAO, tout en maintenant des liens économiques et humains toujours étroits avec leurs voisins ouest-africains.








